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25 Mai 2022

COACHING L’importance des Soft Skills pour le développement de l’entreprise

Comment motiver et engager mes équipes dans cette difficile conjoncture ? Comment donner du sens à mon équipe alors que moi-même je n’en ai plus !? Comment puis-je développer mon activité alors qu’on nous demande de réduire les coûts ?

Ces interrogations, auxquelles les managers se retrouvent confrontés quotidiennement lors de l’accompagnement de leurs équipes, illustrent l’ampleur de la frustration que vivent aujourd’hui les personnes en entreprise.

Quel est donc ce nouveau contexte où vivent les entreprises d’aujourd’hui ? Quels posture managériale et mindset les dirigeants sont appelés à adopter ? Comment le coaching et les soft skills peuvent aider l’entreprise à se démarquer face à une rude concurrence ?

Comment réagit l’entreprise pour s’adapter aux défis de son environnement !

L’entreprise vit désormais dans un monde instable soutenu par la révolution numérique, les crises géopolitiques, la rareté des ressources, l’émergence des générations Y et Z, le changement fréquent des habitudes des clients et des collaborateurs qui interpelle les Business models des entreprises, les modes de travail ainsi que les postures adoptées par les collaborateurs et les managers.

Afin de s’adapter, les entreprises accélèrent leurs transformations organisationnelles, digitales et culturelles. En plus de l’investissement technologique et la réorganisation du travail visant le développement de l’agilité et l’optimisation des coûts, l’entreprise est appelée à accompagner son Capital Humain dans le but de développer ses compétences comportementales aussi bien que sa productivité et sa performance par le biais de l’implémentation des nouvelles soft skills.

De quelles nouvelles postures comportementales aurait besoin l’entreprise pour se développer ?

Les changements de postures concernent aussi bien les managers que les collaborateurs !!

L’entreprise entre de plein pied dans une nouvelle ère où la transformation culturelle est mise en exergue et touche principalement les managers qui ont du mal à y adhérer. Ces derniers sont tenus de véhiculer un discours de vérité, d’accepter la différence cognitive en valorisant les profils innovants « dérangeants » qui pensent « Out of the box ». De plus, ils doivent veiller à donner du sens, être exemplaires, stimuler et encourager l’intelligence collective, s’accepter et être ouverts émotionnellement. De nos jours, on parle plus de l’adoption d’une posture de Manager Coach…

Quant au collaborateur, ce dernier est appelé à accepter le changement rapide, à faire le deuil du confort de l’emploi stable, à améliorer son employabilité par le développement continu de ses compétences comportementales, son intelligence émotionnelle, sociale et situationnelle. Le collaborateur est donc amené à accentuer son adaptabilité, sa résilience et à changer sa posture réactive, face aux managers et clients, pour une posture proactive et agile.

Dans cette optique, le coaching s’avère un outil puissant pour accompagner les entreprises dans leur quête d’excellence.

Sous quel ongle un coach peut accompagner les équipes d’une entreprise ?

L’accompagnement des équipes peut se faire selon deux approches, la formation en Soft Skills et le coaching. sur la base de mon expérience dans le domaine de l’accompagnement, je pourrai dire que :

les besoins en formation qui remontent le plus souvent concernent essentiellement l’intelligence émotionnelle, la gestion du stress, la communication non violente, la gestion des conflits, la gestion du temps, l’assertivité et la capacité de travailler en équipe.

Pour les managers en particulier, deux thèmes reviennent fréquemment à savoir le management du changement et la posture du manager coach, ceci en prenant compte du besoin exprimé par l’entreprise pour une formation personnalisée et adéquate.

Ces formations se présentent sous forme d’une panoplie d’ateliers qui sont souvent organisés sur une à deux journées traitant une multitude de modalités pédagogiques à travers l’introspection individuelle, le travail en groupe, les tests de personnalité, la mise en pratique, l’explication de trames psychologiques, les jeux ludiques, … L’objectif est de déclencher chez les membres du groupe une prise de conscience sur leurs modes de fonctionnement inconscients individuels et collectifs ainsi qu’un ancrage de nouvelles croyances leur permettant d’amortir le changement souhaité.

A la fin de ces ateliers, les participants établissent des plans d’action de progrès individuels avec des indicateurs de mesure dont ils s’engagent à respecter. Le suivi des actions de développement peut être confié par la suite à leurs managers ou à la direction RH avec la supervision du coach.

Plusieurs sociétés combinent entre les formations techniques et les soft skills dans leurs parcours de formation, le rendement s’avère nettement meilleur grâce aux ancrages apportés par le coaching.

En effet, les entreprises au Maroc font de plus en plus appel aux coachs pour les accompagner dans les différentes phases de leurs transformations. Je rappelle que l’objectif du coaching d’une équipe ou d’une organisation est de développer l’autonomie de ses membres et leur capacité à trouver collectivement des solutions durables en favorisant l’ouverture des relations, la fluidité de communication et la bienveillance.

Le coaching ramène de la conscience et de la sérénité pour traiter l’ensemble des sujets liés à la transformation. En s’appuyant sur sa posture, son recul et sa prise de hauteur, le coach diagnostique les relations systémiques au sein de l’organisation, cartographie par la suite les points de blocage d’énergie et propose des stratégies d’accompagnement personnalisées. Le coaching crée des espaces d’émergence du potentiel des équipes et de leur créativité et les incite à penser différemment.

De même, Le coach invite les équipes à s’exprimer sur leurs perceptions individuelles de l’entreprise, de ses valeurs et de son fonctionnement. Il œuvre à transformer les objectifs individuels en objectifs collectifs communs, ce qui amène l’équipe par la suite à conscientiser ses forces, à identifier les meilleures combinaisons, attitudes et modes de fonctionnement afin de réussir ensemble.

Sur quel référentiel se base le coaching d’entreprises et l’accompagnement en soft skills ?

Le coach puise dans plusieurs disciplines pour aiguiser son art « Psychologie, Sociologie, PNL, Analyse transactionnelle, Systémie, Thérapie, Sciences humaines, …etc. »

Afin d’accompagner l’entreprise, ce dernier peut recourir au coaching d’organisation ou d’équipe, au séminaires, au coaching individuel…etc.

Pour illustrer ces propos, je me permets de ramener deux approches qui me paraissent puissantes dans le coaching des équipes et organisations :

A- L’approche de l’élément humain de Will SCHUTZ :

Selon W.S, l’estime de soi individuelle du collaborateur a un lien intime et étroit avec la productivité de l’entreprise. Tandis que le manque de synergie, la faiblesse d’engagement, le contrôle excessif, la résistance au changement, le laisser aller, l’inefficacité, les aptitudes agressives… ne reflètent que des stratégies défensives contre la peur inconsciente d’être ignoré, humilié ou rejeté au sein de l’organisation.

Pour W.S, le niveau d’ouverture et de confiance entre les individus conditionne autant la santé mentale et physique des salariés, que le niveau de productivité de l’entreprise.

Dans son accompagnement le coach va favoriser l’ouverture et l’authenticité entre les membres de l’équipe afin de libérer les énergies latentes.

B- les 7 niveaux de conscience de Richard Barrett :

Inspiré de la pyramide des besoins de MASLOW, le modéle de R.B permet, dans une organisation, de diagnostiquer la culture d’entreprise, de mesurer les écarts entre les valeurs personnelles de l’équipe, les valeurs actuelles de l’entreprise et les valeurs désirées. Le modéle permet de mesurer le taux d’entropie culturel (le % du travail qui n’apporte pas de valeur ajoutée).

L’objectif est de prendre conscience des facteurs qui favorisent ou entravent la performance d’une organisation, pour que l’équipe puisse travailler avec conscience sur ses leviers de performance collective.

Un jour, un manager d’un grand groupe de la place m’a dit : « le coaching n’est pas une perte de temps c’est un investissement dans le temps ».

Comme un pilote d’avion dans ces temps de turbulence, le patron d’une entreprise a besoin de copilote et de tour de contrôle pour élargir sa visibilité. Le coaching a cette capacité d’apporter de la conscience, de la hauteur, de la sécurité et de la permission aux entreprises pour mieux affronter les défis.