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06 Juil 2021

Le coaching au service du bien être au travail !

Le bien être est le sentiment de pleine satisfaction des besoins du corps et de l’esprit. Historiquement, l’organisation du travail a connu une évolution selon les écoles apparues avec l’ère industrielle : taylorisme, fordisme qui ont donné la priorité à la production et au rendement.

Puis des écoles ont priorisé les relations humaines et les conditions de travail. Ces écoles ont approfondi les études des besoins humains pour proposer les conditions adaptées à la stimulation du rendement et à l’attachement à l’entreprise. Le plus fameux étant Maslow connu par sa hiérarchisation des besoins humains qui a donné lieu à la pyramide à cinq niveaux : Physiologiques, Sécurité, Appartenance, Estime et Accomplissement.

Les écoles de management se sont succédées pour proposer des formations et des profils aux managers devenus de plus en plus salariés : Hiérarchique, Participatif, Délégataire, Laisser faire et Persuasif. Les travaux sur la motivation, qui est la recherche préférentielle de certains types de satisfaction, ont combiné les éléments provenant de la notion de besoins et d’autres facteurs d’ordre social et psychologique.


Ils ont mis en avant la finalité, l’autonomie et le sens que donne la personne à son statut, sa mission, son identité professionnelle et la valeur ajoutée qu’elle ramène à l’entreprise. A la motivation salariale s’ajoute les besoins de se sentir compétent et d’avoir des liens valorisants, le respect du droit de travail, l’équité dans la rémunération et le respect du contrat psychologique.

Bien entendu, un coach professionnel est d’abord un expert en management qui s’est formé à l’approche humaine du coaching qui s’appuie sur le principe que toute personne est à la base “Bonne” et que les comportements et les attitudes vont dépendre du profil de personnalité et du relationnel dans l’environnement de l’entreprise.

Le coach est spécialisé pour intervenir au niveau du manager, des collaborateurs à titre individuel et collectif et au niveau de la structure. Le coach va savoir accompagner le manager dans ses paradoxes, dans sa relation avec sa hiérarchie, dans ses deuils, dans son plan de carrière et bien entendu pour comprendre le profil de ses collaborateurs et s’armer d’agilité pour adopter un management situationnel selon les compétences, le degré de motivation de ses collaborateurs.

La finalité de tout coaching de manager est son bien-être dans son travail. Le coach va accompagner ce responsable d’abord pour mieux connaître son être : connaissance de soi.

Le bien être commence par la valorisation et l’estime de soi : connaître son potentiel, ses ressources, ses limites, ses objectifs, le sens donné à sa mission et aussi son profil normal et son profil adapté à son poste.

Le coach va aider le manager à se situer sur le processus de l’autonomie et à prendre conscience de l’énergie qu’il met pour sortir d’une dépendance, gérer une contre un manager heureux est quelqu’un qui se met en sécurité en sachant les frontières internes et externes de son environnement professionnel.

Enfin, un manager en bienêtre est aligné et assertif, c’est-à-dire un responsable qui donne du sens et de la cohérence à ce qu’il pense, ce qu’il ressent, se qu’il fait et ce qu’il dit. Un manager aligné inspire confiance aux collaborateurs, donne l’exemple par son leadership et introduit de la cohérence dans la ligne de conduite, les résultats recherchés et l’effort de travail à fournir.


Ce manager efficace et porteur de sens apprend, à travers son coaching, à bien gérer ses émotions, à accueillir les émotions de ses collaborateurs et développer une intelligence émotionnelle chez lui et ses collaborateurs. Doté d’intelligence émotionnelle et relationnelle, le dirigeant accède à un niveau d’authenticité qui lui permet de pratiquer une délégation de tâches et même de pouvoir en toute confiance avec ses collaborateurs.

Donc, moins de contrôle, plus de considération, plus de liberté d’initiative apportent plus de bien être au travail. En analyse transactionnelle, le bien être au travail peut être approché selon Eric Berne selon trois soifs, c’est-à-dire trois besoins fondamentaux de l’humain.

Le premier besoin est la stimulation sensorielle et sociale. La deuxième soif réside dans la structuration du travail, l’organisation des tâches et la structuration du temps de travail. Selon Eric Berne, il existe six modes de structuration de temps : Le rituel comme dire bonjour, le passe-temps comme prendre un café et se partager les nouvelles avant d’entamer l’activité qui est le troisième.

Durant l’activité dans le travail, les collègues peuvent s’engager dans des stratagèmes de jeux qui peuvent déboucher sur des conflits. Avec le temps, le relationnel dans le travail peut arriver à de l’intimité et de la confiance. De temps en temps, des personnes vont se trouver en retrait pour une durée plus ou moins longue.

L’accompagnement des managers et de l’équipe sur l’optimisation de leur structuration du temps de travail est source de bien être et de valeur ajoutée pour l’entreprise.

Le troisième besoin se manifeste à travers les signes de reconnaissance dont l’impact est très important dans tout environnement de travail. Un manager efficace est celui qui sait doser la reconnaissance non monétaire à ses collaborateurs. Un manager efficace est celui qui sait doser la reconnaissance non monétaire à ses collaborateurs.

L’utilité de toute intervention en entreprise par le coaching professionnel est la recherche d’une cohésion d’équipe qui est définie par l’unité d ’esprit des membres provenant de l’attraction exercée sur les personnes.

La cohésion d ’une équipe la fait réagir comme un être unique. C’est la somme de toutes les forces des liens qui unit les membres. C’est une force d’attraction qui rapproche les membres de l’équipe. Cette cohésion est source de bien être au travail. Les spécialistes en coaching d’équipe ont défini trois stades d’évolution : Les talents dispersés, l’équipe solidaire et l’équipe performante. Bien entendu, plus il y a cohésion, plus, il y a bien être au travail.

Un dirigeant, bien coaché, est en mesure d’identifier le stade de son équipe et de l’encadrer pour avancer vers un stade supérieur. Le coach professionnel dispose de toute une panoplie d’outils pour rapprocher les membres d’une équipe, renforcer leurs liens et développer leur intelligence collective. Le passage par le partage de l’information, la clarification des règles de fonctionnement et tissage de rapports de coopération d’objectifs communs sont source d’apaisement des convoitises de territoires et de luttes de positionnement.

La cohésion et la solidarité se confirmeront quand le manager apporte du sens au devenir de l’entreprise par une vision partagée et une stratégie prometteuse qui apporte de la sécurité et l’ambition du progrès. Cette cohésion sera plus gagnée par la co construction par les membres de l’équipe d’un système de valeurs inclusif qui est source d’attachement, de motivation et d’engagement. L’esprit d’équipe, source de quiétude au travail et facteur d’attraction des talents dépend du style fédérateur du dirigeant.

Le coaching apporte une série d’outils et de processus comme le team building qui utilise les jeux pédagogiques et les workshops sur la vision et les valeurs par exemple. Il est clair que l’intérêt accordé au manager et à l’équipe gagnerait à être renforcé par le centrage sur la structure de l’entreprise qui impacte le bien être au travail et attire les talents par sa renommée, son image dans l’environnement, son identité et sa culture interne.

Le coaching est une relation d’aide, un métier relativement jeune qui s’accommode parfaitement avec les besoins de l’entreprise pour identifier les leviers du bien être et les sources de motivation des talents.

M. mustapha FAIK
Coach PCC
Analyste transactionnel

Article du magazine « AIGLE »9ème édition